Feindouno a de l'appétit
Girondin pendant six saisons, Pascal Feindouno fera, samedi soir, son retour dans un stade Chaban-Delmas qu'il connaît comme sa poche. Des retrouvailles que l'actuel meilleur buteur stéphanois entend bien faire fructifier.
Pascal, samedi, pour ton retour à Bordeaux, auras-tu une motivation supplémentaire ?
Pascal Feindouno : «Oui sûrement. C'est souvent le cas quand on joue face à son ancien club même si ce n'est pas un rendez-vous que j'attends avec plus d'impatience qu'un autre. Je ferai tout pour motiver mes coéquipiers afin de gagner ce match. Au match aller, nous avions été tenus en échec au stade Geoffroy-Guichard (0-0). Bien que nous jouions à l'extérieur, nous ferons tout pour gagner cette seconde manche. En match, il n'y a pas d'amis.»
Redoutes-tu les retrouvailles avec le public de Bordeaux ?
P.F. : «Non au contraire. Ça me fait plaisir de le retrouver. Je suis resté six saisons à Bordeaux et je sais que les supporters des Girondins m'apprécient.»
Au stade Chaban-Delmas, vous allez croiser la route de Jean-Claude Darcheville ?
P.F. : «C'est vrai. C'est un des meilleurs amis. Notre amitié est née lors de mon passage à Lorient. Puis, nous avons joué ensemble sous le maillot de Bordeaux. Nous avons le même caractère. C'est un super mec.»
Au niveau personnel, tes statistiques impressionnent (10 buts toutes compétitions confondues, 6 passes décisives) ?
P.F. : «Au niveau des statistiques personnels, j'ai battu mon record. J'espère que cela va continuer à ce rythme car j'avais eu une baisse de régime en début d'année, notamment lors de la demi-finale de Coupe de la Ligue face à Strasbourg. C'était dû à la fatigue et à la répétition des matches. Aujourd'hui, je suis en pleine progression. Je suis beaucoup plus constant, plus concentré.»
Face à Marseille, tu as complété ton sans-faute aux pénaltys en réussissant ta 4e tentative en championnat (Pascal a également inscrit, cette saison, 3 penaltys avec la sélection nationale de Guinée). Quelle est ta recette ?
P. F : «Il n'existe pas de recette. A la base, je ne suis pas un tireur de penalty. C'est un exercice que je maîtrise. Je n'ai jamais de pression. Ça passe ou ça casse. Je ne tremble pas. C'est ça ma recette.»